Date: 12 Mars 2018
Publié Par: Radio-Canada

Les fournisseurs de Chantier maritime Davie, à Lévis ont profité du passage du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à Saguenay pour le relancer dans le dossier des brise-glaces.

La Davie est dans la ligne de mire du gouvernement pour fournir quatre navires qui pallieraient la pénurie de brise-glaces de la Garde côtière canadienne.

L’entreprise reproche à Ottawa de laisser piétiner les négociations depuis l’annonce d’intention en janvier.

« La Davie, c’est l’affaire de plusieurs régions, c’est pour ça qu’on est ici.

Pierre Drapeau, président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada »

Réaction du premier ministre Trudeau

Questionné par les journalistes sur les inquiétudes des dirigeants et des travailleurs de la Davie, le premier ministre Trudeau a voulu se faire rassurant, en soulignant que la négociation se poursuit avec la direction du chantier maritime québécois.

« On a besoin de brise-glaces pour la Garde côtière. Je ne veux pas négocier sur la place publique, mais nous reconnaissons à quel point le travail que font les travailleurs du chantier Davie est extraordinaire, qu’ils ont énormément à offrir. On espère continuer de travailler avec eux.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada »
L’entreprise compte plus de 800 fournisseurs au Québec.

Les fournisseurs de Chantier maritime Davie, à Lévis ont profité du passage du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à Saguenay pour le relancer dans le dossier des brise-glaces.

La Davie est dans la ligne de mire du gouvernement pour fournir quatre navires qui pallieraient la pénurie de brise-glaces de la Garde côtière canadienne.

L’entreprise reproche à Ottawa de laisser piétiner les négociations depuis l’annonce d’intention en janvier.

La Davie, c’est l’affaire de plusieurs régions, c’est pour ça qu’on est ici.

Pierre Drapeau, président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada

Réaction du premier ministre Trudeau

Questionné par les journalistes sur les inquiétudes des dirigeants et des travailleurs de la Davie, le premier ministre Trudeau a voulu se faire rassurant, en soulignant que la négociation se poursuit avec la direction du chantier maritime québécois.

On a besoin de brise-glaces pour la Garde côtière. Je ne veux pas négocier sur la place publique, mais nous reconnaissons à quel point le travail que font les travailleurs du chantier Davie est extraordinaire, qu’ils ont énormément à offrir. On espère continuer de travailler avec eux.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

L’entreprise compte plus de 800 fournisseurs au Québec.

C’est 100 familles chez Charl-Pol quand la Davie fonctionne à plein régime.

Richard Tremblay, président, Charl-Pol

Le président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie, Pierre Drapeau, estime que le temps presse pour en venir à une entente officielle et limiter les mises à pied chez ses membres.

« Les pertes d’emplois auprès des fournisseurs s’élèvent à plus de 700 dans les régions du Québec en plus des 800 mises à pied que Chantier Davie a été contraint d’effectuer vers la fin de l’année dernière », a-t-il précisé en marge de la tournée de Justin Trudeau.

Selon lui, le retard dans les négociations avec le gouvernement fédéral met en péril 9,4 millions de dollars en salaire pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il y a une saignée qui s’opère actuellement dans la chaîne d’approvisionnement dans 10 régions du Québec et ça a un impact majeur sur l’économie », répète Pierre Drapeau.

Il espère que son passage dans la région sonnera l’alarme auprès des gens d’affaires et du gratin politique fédéral.