L’AFCDC a effectué, du 19 au 30 octobre 2020, un sondage auprès des dirigeants des 963 entreprises qu’elle représente afin de connaître leurs perspectives économiques pour l’année 2021 et particulièrement quant à leur niveau de confiance.  Nous avons obtenu une très forte réponse puisque 421 entreprises ont répondu au sondage, ce qui représente un taux de réponse de 43.5 %.  Les répondants provenaient des 13 régions du Québec où la chaine d’approvisionnement de Chantier Davie Canada Inc. est présente.

Les répondants aux questionnaires de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada (AFCDC) arborent un certain optimisme à l’égard de leur situation en vue de la prochaine année, et ce, malgré le contexte de la COVID-19 qui risque de se prolonger pour encore plusieurs mois. Ainsi, près de 70 % des entreprises sondées affirment qu’elles maintiendront leurs projets d’investissements pour 2021 (59,3 %) ou qu’elles les accroîtront dans la prochaine année (10,0 %).

Des investissements maintenus en 2021 mais plus modestes que prévu

La valeur des projets anticipée varie passablement quant à elle. Une proportion importante de répondants (38,5 %) affirme que leur entreprise poursuivra des projets dont le montant se situe entre 500 000 $ et un million de dollars. Un peu plus du quart des répondants (25,6 %) iront de l’avant en 2021 avec des projets dont la somme se situe entre 250 000 $ et 500 000 $. Il est à noter que 12,5 % des projets totaliseront entre un et deux millions de dollars en investissements et qu’enfin 10,9 % des projets entraîneront des déboursés se situant entre deux et cinq millions de dollars. Les projets restant (12,5 %) sont de moins de 250 000 $ en valeur.  Les répondants sont essentiellement composés de PME

Une croissance modérée des revenus pour 2021

Une majorité de membres de l’AFCDC (56,4 %) anticipe une croissance modérée de leurs revenus en 2021, plus du cinquième (21,8 %) s’attend à récupérer les pertes encourues en 2020 et 6,3 % à retrouver un niveau de ventes semblable à la période pré-COVID. Relevons que 9,5 % des entreprises entrevoient une légère diminution de leurs revenus en 2021 et 6,0 % une forte diminution.

Une récupération lente des emplois perdus en 2020

L’emploi demeure un sujet sensible puisque 46,5 % des membres prévoient une diminution de leur nombre d’employés en 2021 contre 42,7 % qui présument revenir au niveau d’avant la pandémie. Seulement 8,7 % des répondants affirment qu’ils recruteront davantage de main-d’œuvre en 2021.

Les attentes sont élevées pour maintenir l’aide gouvernementale

Il est à souligner que les attentes des membres à l’égard des paliers de gouvernements sont élevées. Près du trois quarts des répondants (72,4 %) souhaitent un soutien à leurs projets d’investissements, alors que 17,0 % réclament une aide pour maintenir les liquidités de leur entreprise à un niveau acceptable.

Enfin, ces données témoignent d’un plus grand optimisme que le portait dressé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) cet été. L’enquête, dont les résultats avaient été diffusés le 11 août dernier, faisait part que les intentions de dépenses en immobilisation non résidentielle pour 2020 devraient atteindre 41,7 milliards de dollars au Québec, ce qui représente une diminution de 3,7 % par rapport à 2019 (43,3 milliards $). Or, la répartition régionale des résultats montre plusieurs disparités selon les territoires. Ainsi, pour 12 régions du Québec sur 17, les dépenses en immobilisation prévues pour 2020 seraient en diminution par rapport à 2019.

L’inclusion à venir de Chantier Davie Canada Inc. dans la Stratégie nationale de construction navale du Canada permettra à un nombre significatif d’entreprises intégrées à la chaine d’approvisionnement du chantier lévisien d’accélérer certaines dépenses d’investissement en fonction des contrats à venir (modernisation des frégates, deux nouveaux traversiers fédéraux et les six nouveaux brise-glaces). Si le brise-glaces de classe polaire (John G. Diefenbaker) devait être octroyé prochainement à Chantier Davie Canada Inc., ce dernier aurait un impact considérable sur la chaîne d’approvisionnement et permettrait une récupération rapide des emplois perdu en 2020 auprès des fournisseurs.