L’Association des fournisseurs de Chantier Davie (AFCDC) condamne fermement les propos tenus vendredi dernier par le ministre responsable de la Stratégie maritime du Québec en marge d’une activité dans sa circonscription électorale. Au sujet du contrat pour la construction du nouveau navire CTMA Vacancier dont la vaste majorité sera effectuée (70%) par un chantier maritime étranger en raison de l’appel d’offres présentement en cours, le ministre D’Amour a indiqué que « le seuil de contenu québécois (30%) est suffisant ».

« Comment un ministre qui a pour seul mandat de soutenir les chantiers maritime québécois peut-il déclarer une telle ineptie? Comment peut-il priver l’industrie maritime québécoise de la vaste majorité des 600 emplois directs, des 1000 emplois indirects et des retombées économiques de près d’un demi-milliard liés à la construction du nouveau navire de croisière CTMA Vacancier? Est-il seulement au courant des critères vagues et non contraignants qui déterminent ce qui est un contenu québécois et qui risquent d’appauvrir le réseau de 879 fournisseurs présents dans 13 régions administratives? Pour toutes ces raisons, je demande la démission immédiate du ministre Jean D’Amour. Alors qu’il aurait pu défendre bec et ongles les intérêts de l’industrie dont il est ministre, il a plutôt choisi de nous abandonner pour créer plusieurs centaines d’emplois à l’étranger. Et à l’aube de l’élection québécoise, il a également choisi d’abandonner les fournisseurs de sa région, le Bas-St-Laurent. », a déclaré le président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie, M. Pierre Drapeau.

Cette récente décision du gouvernement Couillard met en péril les revendications historiques du Québec à l’égard de la Stratégie fédérale de construction navale, qui se chiffrent à plus de 20 milliards. La pierre angulaire de cette Stratégie est la volonté du gouvernement fédéral de se doter d’un plan de construction navale durable à long terme profitant à la population et à l’industrie maritime canadienne et qui est en fait une véritable politique de revitalisation des chantiers navals canadiens par le biais du renouvellement de la flotte fédérale pour la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne ici, au Canada. Ne pas respecter les piliers fondateurs de cette politique menace les intérêts supérieurs du Québec et nuit au développement économique de ses régions.