Le gouvernement du Québec a annoncé, le 6 juillet, un financement de 188 M$ accordé au Chantier Davie dans le cadre du Plan économique du Québec de mars 2018. Une enveloppe totale de 250 M$ était prévue pour la participation dans les projets de chantiers navals du Québec.

De plus, les banques JP Morgan et Anchorage Capital permettent au Chantier Davie de refinancer 300 M$ sur la dette de l’Astérix à des taux très avantageux depuis un an et demi. Ces économies permettront au chantier de réinvestir cet argent dans la modernisation de ses installations.

«Le fait d’avoir renégocié la dette libère beaucoup de liquidités pour procéder à des investissements massifs. Par année, ce sont des millions de dollars qui seront économisés en frais d’intérêts qui vont être réinvestis dans le chantier. Il n’y a pas une cenne de ces économies qui ont été dégagées avec la transaction qui va aller en profit. Ce sera intégralement réinvesti dans le chantier», a fait valoir Frédérik Boisvert, vice-président aux affaires publiques au Chantier Davie.

Du côté de Davie, on soutient que l’injection de capitaux du gouvernement n’est pas une tentative de sauvetage. «Le gouvernement du Québec ne vole pas à notre rescousse, affirme M. Boisvert. On aurait pu très bien vivre sans l’apport financier du Québec. Toutefois, Québec a vu l’importance des contrats à venir pour le chantier. Ça nous prend beaucoup de modernisation.»

La modernisation des installations est un projet qui pourra s’accélérer avec cette annonce. «Pour livrer des contrats de ces envergures, ça nous prend des installations à la hauteur. On peut parler d’investissements dans les grues et les cales sèches, par exemple. Ce sont toutes des choses qui doivent être entretenues. On a un chantier aussi grand que 100 terrains de football. Il y a beaucoup à moderniser ici, c’est un vieux chantier. Les besoins en modernisation sont importants pour qu’on puisse livrer la marchandise», a soutenu M. Boisvert.

Considérant l’importance du secteur pour l’économie du Québec et les emplois hautement spécialisés qui y sont associés, le gouvernement désire ainsi mettre en place des conditions favorisant la construction navale au sein des chantiers maritimes québécois et le maintien d’une industrie maritime québécoise forte et pérenne, a-t-on fait savoir par voie de communiqué.

Le gouvernement cherche donc à stimuler la construction navale au Québec avec ces investissements. Ce coup de pouce au Chantier Davie devrait lui permettre de réduire sa dette. «Grâce à cette prise de participation dans le financement associé au projet de conversion du MV Astérix, nous appuyons une industrie en plein essor et nous nous assurons d’accroître la compétitivité de Chantier Davie pour l’obtention de nouveaux contrats», a indiqué Carlos Leitão, ministre des Finances du Québec.

Finalement, ces investissements permettent au Chantier Davie de consolider sa position dans les processus d’obtention de contrat auxquels il prend part. «La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que le Chantier Davie est encore plus fort que jamais et encore plus solide financièrement que jamais. Le futur est vraiment prometteur», a conclu Frédérik Boisvert.