Date: 13 Février 2018
Publié Par: Émilie Vallée

Un mois après la visite de Justin Trudeau à Québec, l’impatience gagne les employés et les fournisseurs du chantier maritime Davie qui attendent toujours le contrat tant attendu pour les brise-glaces de la Garde côtière.

Le chantier Davie de Lévis génère des retombées économiques jusqu’en Mauricie, notamment du côté de l’entreprise InterValves de Shawinigan.

«Présentement, c’est notre plus gros client. C’est environ une quinzaine d’employés à temps plein. Pour nous c’est énorme», a indiqué Jean-Pierre Hamelin, le copropriétaire de l’entreprise qui a doublé son chiffre d’affaires dans les dernières années.

La PME fait partie des 11 fournisseurs du chantier Davie en Mauricie.

«Les emplois dont on parle, ce sont des soudeurs qui font entre 60 000 et 100 000 $. Pensez au nombre de familles qui sont touchées. C’est énorme comme empreinte économique régionale», a expliqué le porte-parole du chantier Davie, Fédérick Boisvert.

Les responsables du chantier espèrent obtenir un contrat pour modifier des brise-glace pour le compte du gouvernement du Canada. «On sait que l’Ouest a eu beaucoup de contrats, les Maritimes aussi. Je pense que c’est maintenant notre tour», a commenté le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Au début du mois, les fournisseurs du chantier Davie ont uni leurs voix pour réclamer à leur tour des contrats de la marine royale canadienne.

Au cours des derniers mois, le chantier a dû procéder à des centaines de mises à pied en raison du manque de contrats.